détoxication et vitalité

L’importance de la détoxication en naturopathie : pourquoi, quand et comment? Les erreurs à éviter

L’importance de la détoxication en naturopathie : pourquoi, quand et comment? Les erreurs à éviter.

Extrait de ma conférence donnée le mois dernier lors du Salon Pro Bien Etre au Mans.

La Détoxication est une fonction naturelle et primordiale de l’organisme, que nous devons entretenir et/ou régénérer.

Objectif de la détoxication : « désencrasser » l’organisme de toutes les intoxinations d’origine interne c’est-à-dire engendrées par sa propre activité (digestion, renouvellement cellulaire…)  et intoxications d’origine externe (alimentation dénaturée : conservateurs, pesticides, substances médicamenteuses données aux animaux (antibiotiques, vaccins, hormones,…), métaux lourds, médicaments (anti dépresseurs, somnifères, antibiotiques, …) etc…

Quelques exemples de fonction détoxication perturbée :

Une fatigue (physique ou psychique), un sommeil perturbé,  des douleurs, des maux de tête, des problèmes digestifs (langue chargée, mauvais transit…), ORL (sinusites, bronchites….), articulaires (douleurs, enraidissement), de peau (teint brouillé, acné, eczéma…) peuvent être le signe d’une fonction détoxication perturbée. Un rééquilibrage de cette fonction est nécessaire afin d’éviter la chronicisation de ces différents troubles fonctionnels et l’apparition de troubles métaboliques (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, hyperuricémie, diabète…) voire organiques.  Pour les Anciens comme pour certains médecins d’aujourd’hui (le Dr Seignalet par exemple dans son ouvrage « Alimentation, 3ème médecine » ), les pathologies sont liées à l’encrassement de nos humeurs que sont le sang, la lymphe. 

Les causes possibles de perturbation de cette fonction sont nombreuses :

  • Une alimentation dénaturée (additifs alimentaires tels que colorants, conservateurs, pesticides, …), excessive et/ou déséquilibrée (trop de sucres,  de mauvaises graisses, de produits laitiers, peu ou pas de légumes et fruits…)
  • Le tabac, l’alcool, la drogue
  • La sédentarité : l’exercice physique est la seule technique permettant le travail simultané de tous vos organes chargés de l’élimination.
  • Le stress et les traumatismes physiques et psychiques pouvant entraîner des sidérations d’organes, des perturbations du système nerveux et des voies neuro-hormonales
  • Les métaux lourds : mercure, aluminium, antimoine…(article complet à paraitre en 2015)
  • Les suites post-opératoires avec anesthésie générale ou locale
  • Les effets iatrogènes des médicaments

Quand détoxiquer ?

En prévention, les périodes les plus favorables sont le printemps : l’hiver s’accompagnant en général d’une alimentation plus riche et d’une insuffisance d’oxygénation, et l’ automne , pour permettre à l’organisme  d’avoir une bonne énergie et un système immunitaire capable de faire face aux exigences hivernales.

Dans tous les autres cas, cette détoxication peut commencer à tout moment de l’année. En effet, le temps d’une détoxication peut durer de 1 à 16 voire 18 mois , en fonction de votre terrain. Parlez-en avec votre thérapeute.

Il est également très intéressant de détoxiner quelques mois avant de vouloir concevoir un bébé.

La Détoxication : des mécanismes d’action très complexes !

L’organisme possède plusieurs organes d’élimination que l’on appelle les émonctoires :

  • les intestins : eux aussi ont un rôle de détoxication : une bonne flore intestinale avec un transit régulier permettent d’éviter ce qu’on appelle les fermentations et les putréfactions qui  produisent alors une auto-intoxication
  • la peau : représentant une surface très étendue, elle constitue une double porte de sortie pour les toxines : les déchets acides sortant par les glandes sudoripares, les déchets mucosiques « colles » sortiront par les glandes sébacées
  • les poumons : en charge notamment de l’élimination des déchets gazeux, des acides volatils contenus dans les fruits, c’est aussi un émonctoire secondaire de mucus lorsque le foie est débordé : glaires,  bronchites…,
  • les reins : chargés notamment d’éliminer les acides fixes issues des protéines : acide urique, urée…
  • et le vagin pour les femmes (pertes blanches, règles).

Tous ces organes sont bien sûr importants mais l’organe de détoxication par excellence c’est le foie ! C’est une véritable usine de construction et de déconstruction, il est un organe fondamental dans la régulation du métabolisme des sucres, des graisses, des protéines,  il a plus de 200 fonctions ! Toutes les substances toxiques doivent passer par lui pour être éliminées : métaux lourds, pesticides, œstrogènes, médicaments….

La détoxication est un processus complexe qui va permettre de rendre solubles des substances étrangères ou potentiellement toxiques afin qu’elles puissent être éliminées dans les urines et les selles.

Plusieurs phases sont nécessaires pour l’élimination de ces toxiques :

Au cours de la première phase, interviennent un groupe d’enzymes appelées les cytochromes P450 qui ont besoin de co- facteurs comme la L-Cystéine, des vitamines du groupe B et un certain nombre de minéraux et oligo-éléments comme par exemple, le fer, le sélénium, le magnésium…

C’est la phase 2 qui va permettre de rendre hydrosolubles  les métabolites intermédiaires bio transformés par la phase 1. Ces métabolites intermédiaires produisent d’énormes quantités de radicaux libres d’où l’importance d’avoir une alimentation riche en éléments anti-oxydants notamment fruits et légumes de saison cueillis à maturité! En fonction des toxiques (médicaments, métaux lourds, alcool…), des voies différentes de détoxication se mettent en place. Pour cela, nous avons là encore besoin d’acides aminés (taurine, glycine…), de vitamines notamment les vitamines B6, B9 et B12 et d’autres co- facteurs afin que ces étapes se passent dans les meilleures conditions.

Il est à noter également qu’un terrain en acidose rend plus difficile la dernière phase, celle de l’élimination des toxines neutralisées dans les urines et dans la bile. 

Que faire donc pour entretenir et/ou régénérer notre fonction détoxication :

Les premiers conseils naturopathiques sont toujours diététiques. L’alimentation encore et toujours ! N’oublions pas le conseil d’Hippocrate : « Que ton alimentation soit ton principal remède » ou le conseil du Dr Rostand : « Tout repas est une ordonnance » : adopter une alimentation hypotoxique c’est-à-dire largement végétale, largement crue (qui permet un apport maximum de vitamines, d’oligo-éléments, de minéraux et d’enzymes, tous ces éléments étant indispensables à une bonne métabolisation, à une bonne assimilation et une bonne détoxication comme nous venons de le voir), variée avec des produits locaux et de saison, la plus naturelle possible (pas de plats préparés, sans conservateurs, sans aspartam…) en utilisant une cuisson respectueuse de l’aliment (vapeur douce, wok, infra-rouges).

Pour plus de détails, je vous conseille de consulter votre naturopathe qui pourra, de plus, individualiser ce volet alimentaire en fonction de votre constitution, de vos antécédents…de votre terrain.

En deuxième intention, il faudra retrouver des rythmes de vie plus équilibrés : alterner travail/repos, faire des micro siestes de 3 à 20 minutes maxi après le déjeuner, respecter ses rythmes de sommeil et se coucher dans l’idéal au plus tard à 23 heures…

Il faudra aussi stimuler les fonctions d’élimination du corps  par :

  1. Le drainage lymphatique manuel Vodder® : une grande technique de détoxination. Les toxines et toxiques qui encrassent la lymphe sont plus difficiles à éliminer, car celle-ci circule très lentement. Le nettoyage de la lymphe permet aux toxines de rejoindre le système veineux sanguin et ainsi d’être plus facilement et rapidement éliminées.
  2. La Réflexologie plantaire en association avec les huiles essentielles : technique permettant de relancer le processus d’auto-guérison du corps
  3. Le Bol d’Air Jacquier®  : quelque soit le soin que nous prenons de notre alimentation, si notre oxygénation est insuffisante, la dégradation des aliments sera incomplète et amènera une accumulation des déchets métaboliques qui ne pourront être éliminés.
  4. Les plantes en tisanes, en gélules, en macérat, en élixir ou encore en huile essentielle. Romarin et pissenlit par exemple mais ce ne sont pas les seuls, il y a aussi le chardon marie, le genévrier, le desmodium, le radis noir…La nature est merveilleuse, elle nous donne tout ! Attention, je vous conseille là aussi de voir avec votre thérapeute pour choisir celles les plus adaptées à votre terrain pour ne pas faire plus de mal que de bien ! Avant de drainer, il faut notamment bien se poser la question de savoir si l’organisme en a la capacité ! Sous forme alimentaire, il n’ y a pas de contre indication à utiliser ces produits : ail, oignon,  radis noir, pissenlit, thym, coriandre…
  5. Deux autres alliés de choix pour entretenir et/ou régénérer votre fonction Détoxication : la mono diète et le jeûne : ce sont des pratiques de santé universelles, qui permettent un repos de l’organisme notamment du système digestif et mental. L’énergie ainsi économisée permettra à l’organisme de relancer son processus d’auto guérison et de participer à la régénérescence de vos organes. Des crises curatives c’est-à-dire des réactions biologiques (expression du nettoyage de votre organisme) plus ou moins importantes  en fonction de votre force vitale et de vos surcharges sont possibles.  C’est pour cela que je vous conseille d’en parler avec votre thérapeute et de vous faire accompagner si vous décidez pour la première fois de mono diéter ou jeûner sur plusieurs jours. Ce sont des expériences inoubliables à une condition : que votre  première expérience soit réussie !

Le sauna et/ou le hammam sont aussi  à notre disposition ainsi que la bonne vieille bouillote de nos grands-mères, remplie d’eau très chaude, à mettre sur votre ventre coté droit, le soir au coucher.

En conclusion , un système de détoxication en pleine forme, c’est une vitalité retrouvée à la fois sur les plans physique et psychique, une immunité en pleine forme !

J’ajouterai que prendre soin de la fonction Détoxication de son organisme c’est une des voies majeures de la santé, de l’équilibre.

N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations ou si vous souhaitez organiser cette conférence près de chez vous,

A bientôt,

Isabelle

Bûche-de-Noel-au-chocolat-et-à-lorange

Bûche au thé de Noël à l’orange douce

Bûche au thé de Noël à l’orange douce :  un vrai régal sans produit laitier et sans gluten !

Merci à mon ami Jean Charles qui m’a bien inspiré!

Génoise au thé de Noel :

  • 4 œufs
  • 120 g de sucre roux complet
  • 2 c. à s. rase de thé de Noel
  • 60 g de farine de riz complet

La ganache :

  • 200 g de  chocolat noir à 70% de cacao
  • 30 cl de crème de soja liquide
  • 4 gouttes d’huile essentielle bio d’orange  douce
  • 1 poignée d’oranges confites

Choisissez de préférence des produits biologiques.

  • Pour la préparation de la génoise :

Cassez les œufs et séparer les blancs des jaunes.

Mélangez  les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

Ajoutez le thé et la farine de riz tamisée.

Montez les blancs en neige souples avant de les incorporer à la pâte en remuant délicatement.

Versez sur une plaque à four habillée d’un papier cuisson. La pâte est suffisamment fluide pour s’étaler presque seule sur une épaisseur d’un centimètre environ.

Mettez au four pendant 10 minutes à thermostat 6 puis baisser à thermostat 5 pendant 5 minutes. La surface doit à peine blondir.

  • Pour la préparation de la ganache :

Faites fondre les morceaux de chocolat dans une casserole sur feu doux, en ajoutant quelques cuillerées de crème soja liquide.

Dès que la casserole est chaude, remuez doucement avec une spatule et ajoutez le reste de la crème soja en plusieurs fois.

Pendant cette opération, enlevez fréquemment la casserole du feu tout en continuant d’incorporer la crème soja liquide. Le mélange prend un peu de gonflant et devient brillant. Ajoutez à ce moment les 4 gouttes d huile essentielle d orange douce tout en mélangeant soigneusement. Pour étaler la ganache facilement sur le gâteau, elle doit être tout juste tiède.

Sortez la génoise du four, la laisser sur son papier de cuisson et attendez quelques instants avant d’ étaler la ganache pour que la chaleur ne la rende pas trop liquide. En verser environ la moitie en l’ étalant avec une spatule tout en concentrant la ganache sur la zone centrale (lorsque vous roulerez la pate, celle-ci s’étalera sur les bords).

Roulez délicatement la génoise tout en la décollant du papier cuisson. Entourez la génoise, roulée et fourrée, avec le papier cuisson pour la maintenir en rouleau et placez la au réfrigérateur au moins 4 heures.

Quand la bûche s’est figée, réchauffez au bain marie le restant de la ganache pour napper entièrement la buche. Travaillez la à la spatule pour recouvrir les petites imperfections du roulage.

Recouvrez le dessus de la bûche avec un peu de sucre glace et ajoutez des écorces d orange confites pour la décoration !

Bonne dégustation et joyeuses fêtes de fin d’année à toutes et à tous !